Test | Terminator: Dark Fate – Defiance: Evolution

Après l’excellent We Are Legion et le bienvenu Uprising, Terminator Dark Fate Defiance boucle sa première feuille de route avec son troisième DLC, Evolution. Un contenu additionnel agréable à jouer, toutefois destiné aux fans.

Evolution : une campagne narrative qui continue d’explorer l’histoire de Terminator Dark Fate

L’entracte Uprising derrière nous (il ajoutait un mode conquête indépendant des campagnes), Terminator DFD Evolution reprend l’histoire laissée en suspens depuis la fin de We Are Legion. Sans trop en divulguer pour respecter mon souhait habituel de rester discret sur la partie scénaristique, le DLC nous fait quitter les terres grisâtres de la série pour une escale enneigée au Canada. Poursuivis par la Légion, les malicieux Intégrateurs du Doyen Silas trouvent refuge dans une alliance fébrile avec la résistance d’Alex Church, qui reste toujours en quête de soutiens supplémentaires pour affronter les machines. Au programme : une mini campagne de 8 missions centrées sur la défense de zone, la capture de points et l’escorte de convois face aux machines mais également face à des humains. Avec bien sûr, entre chacune, une étape dans la traditionnelle fenêtre de gestion d’armée du jeu original et des précédents DLC. Cette dernière se révèle cependant légère et moins impactante que d’habitude puisque nous alternons entre les différents camps jouables. La sensation de développer son armée sur la durée est amoindrie et la campagne ressemble plus à un enchaînement de missions presque indépendantes.

La machine plus inspirée que l’Homme

Si We Are Legion m’avait laissé un excellent souvenir, je ressors cette fois plus réservé dans ma critique. Evolution se laisse jouer mais il reste dans sa zone de confort. Les fans retrouveront donc la suite de l’histoire (un protagoniste surprise réapparaît !), la chouette ambiance lors des combats ainsi que cet agréable système tactique décidément toujours aussi plaisant.

Il ne faut en revanche pas s’attendre à beaucoup de nouveautés. Côté Légion, le REV 6 MK2, alias l’écorcheur, est une addition intéressante. Cette unité rapide, très résistante et dotée de griffes impressionnantes est capable de faire un véritable massacre au corps à corps. Évitez d’isoler vos unités ou de faire un amas de troupes et privilégiez une progression groupée mais distanciée pour en venir à bout. Les machines gagnent également un mini rover rapide, parfait pour explorer ou surveiller des positions. Côté humain, 2 blindés et une pièce d’artillerie étoffent le catalogue d’unités, toutes factions confondues. La principale nouveauté pour elles : l’arrivée des augmentations cybernétiques. Vos escouades peuvent dorénavant recevoir des implants pour améliorer leurs compétences au combat, dans le but, entre autres, de tenir tête aux fameux REV 6 MK2. Bon… Sur le papier, cette idée m’excitait pas mal. Malheureusement elle se révèle chiche, avec seulement 4 modificateurs légers (de camouflage, de vitesse) ni ludiques à développer ni marquants sur le champ de bataille. J’ai d’ailleurs terminé la campagne sans trop assister à ces fameux duels rapprochés (pas de risque, on dézingue de loin avec une force de frappe concentrée !).

Le souci, c’est que Terminator DFD Evolution est un DLC plutôt court : 4 à 5 heures, trop peu pour profiter des nouvelles unités alliées et ennemies, sauf en escarmouche en utilisant un mod. We Are Legion se terminait grosso modo dans un laps de temps similaire, mais il se cantonnait à la Légion au lieu de s’éparpiller. On baignait dans le thème comme dans les nouvelles mécaniques propres à la faction et l’on en ressortait plus satisfait. Evolution prend en outre le risque de réutiliser 2 cartes malgré sa faible durée de vie (6 cartes différentes pour 8 missions), un pari qui passe rarement inaperçu. Puis il se révèle au final très facile par défaut. Je vous suggère fortement de monter de 1 ou 2 crans la difficulté, à la fois pour devoir utiliser les différentes options tactiques et pour faire face à un défi intéressant, qui augmentera en prime la durée de vie de la campagne (la pause active deviendra un allié de taille). 

Quelques défauts mineurs à citer en sus : les soucis de pathfinding présents depuis la sortie du jeu original persistent, notamment pour les camions avec remorque. Enfin, plus spécifique à Evolution, le contraste entre le blanc de la neige et le noir du reste rend le champ de bataille moins lisible que sur les autres épisodes. Bref, Evolution amuse mais il semble avoir moins bénéficié de soin que les précédents DLC. Et ce Terminator, aussi bon soit-il, commence un peu à tourner en rond. Si une deuxième feuille de route est prévue, j’espère que les développeurs seront plus inspirés. Avec une telle licence, il y a normalement de quoi faire !

Verdict : une Evolution toute relative de la franchise

Terminator Dark Fate Defiance Evolution se repose sur les acquis de la série. Peut être un peu trop. Il en résulte une campagne agréable à jouer, bien qu’un peu courte, mais qui manque d’innovation. Dispensable mais proposé à petit prix, elle se réserve avant tout aux fans qui désirent une ration supplémentaire de Terminator (déjà copieux) et accepteront ses faiblesses, ainsi qu’aux joueurs d’escarmouche qui profiteront grâce aux mods des nouvelles unités. Pour les autres, curieux et nouveaux venus, je vous recommande avec plus d’ardeur We Are Legion, qui est selon moi un DLC indispensable en plus d’être prioritaire sur le plan chronologique. Et si la sauce prend, de réfléchir dans un second temps à l’acquisition de celui-ci.

Le positif

  • Un système tactique toujours aussi plaisant.
  • Une ambiance sonore et visuelle satisfaisante.
  • On veut étonnamment savoir la suite de l’histoire !

Le moins bien

  • Le jeu ne se renouvelle plus et les ajouts restent maigres.
  • Et l’on profite à peine des rares nouveautés.
  • Une durée de vie trop courte pour un DLC multi factions.

Page Steam | Tarif : 12.25€ | Test du jeu original et des DLC We Are Legion et Uprising.

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